Adieu, Saïd

2016, triste année pour le Maroc

La scène artistique marocaine a perdu bien des artistes en ce début d’année: La photographe Leila Alaoui qui, durant un séjour humanitaire à Ouagadougou, a périt suite à une attaque terroriste; Le Chevalier des Arts et des Lettres Tayeb Saddiki, fondateur du Festival Musical d’Essaouira et metteur en scène d’une multitude de réadaptations de pièces de théâtre étrangères au Maroc; puis son grand ami le luthiste Saïd Chraibi qui nous a quitté hier suite à une longue maladie.

Un Maître du Oud

Saïd Chraibi est l’un des plus célèbres virtuoses du luth au Maroc et dans le monde arabe. Né à Marrakech en 1951, il a très tôt appris à maîtriser cet instrument et a composé plus de 500 œuvres musicales qui lui ont valu sa renommée internationale ainsi que plusieurs prix tel que le “Zeryab” des virtuoses parrainé par l’Unesco en 2002 et le prix du mérite de l’Opéra du Caire en 1994.

“Il a pris pour exemple de grands virtuoses, tels que Ahmed El Bidaoui, Amr Tantaoui, Farid El Atrache, Mohamed Al Qasabji, Riad Sunbati et Mohammed Abdel Wahab, permettant ainsi l’éclosion d’une forte sensibilité, et d’une “oreille” extrêmement aiguisée.” IMA

Son style artistique est teinté d’un mélange de mélodies arabo-andalouses, orientales, turques et persanes. Il puisait son inspiration dans le patrimoine historique de la musique marocaine en établissant des ponts entres différentes cultures et traditions musicales du monde.

A Dieu Saïd, à dieu l’artiste…

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